MASTER Biologie cellulaire physiologie et pathologie - Spécialité : Nutrition, métabolisme, énergétique, signalisation

  • Composante:
    • Faculté de médecine Paris 5
  • Type de diplôme: Master (LMD)
  • Domaine: Sciences, Technologies, Santé
  • Mention: BIOLOGIE CELLULAIRE, PHYSIOLOGIE ET PATHOLOGIE
  • Spécialité: NUTRITION, METABOLISME ENERGETIQUE, SIGNALISATION
  • Niveau d'étude visé: BAC +5
  • Durée 2 ans
  • 60 crédits ECTS
  • Formation initiale
  • Formation continue

Présentation et compétences visées

Présentation

« De tes aliments tu feras une médecine »
- Hippocrate -

Le lien entre l’alimentation et la santé ne saurait être considéré comme un fait nouveau. Ce lien persiste à travers l’histoire de l’Homme. Les régimes préconisés aux différentes époques historiques, ont toujours eu pour objectif d’assurer la longévité c’est à dire l’expression la plus évidente de la santé.

De nombreux éléments attestent que le contexte actuel est favorable pour promouvoir le développement de la recherche dans le domaine de la Nutrition de l’homme :

1/ La nécessité pour les pays européens de maîtriser leurs dépenses de santé en retardant et prévenant l’apparition de pathologies chroniques présentant une relation avec l’alimentation (maladies cardio-vasculaires, obésités, certains cancers spécifiques, ostéoporose). En effet, si l’inadaptation des apports alimentaires ne peut, en règle générale, être considérée comme la cause directe de ces maladies, de nombreux éléments fondamentaux, cliniques et épidémiologiques suggèrent qu’elle peut, d’une façon ou d’une autre, participer à leur déterminisme. Des facteurs génétiques et de nombreux facteurs environnementaux interviennent dans leur développement ou leur expression clinique. Parmi ceux-ci, l’alimentation est considérée comme jouant un rôle essentiel au niveau de la prévention de leur apparition et de leur développement. Ce constat est à la base du développement en France d’une politique nutritionnelle de santé publique

2/ La nécessité pour la France, et d’autre pays européens, de protéger leurs spécificités et leurs variétés alimentaires, ainsi que leurs modes de vie, qui ont des impacts plutôt bénéfiques en termes de santé.

3/ L’importance croissante que le consommateur attache à la qualité de son alimentation, qui apparaît comme une composante majeure des représentations liées à la santé : 87% des français estiment que l’équilibre alimentaire est une priorité pour conserver un bon état de santé ou l’améliorer (revue Biofutur n°160, 27-31)

Les rapports entre alimentation, nutrition, santé et bien-être sont maintenant l’objet de véritables enjeux socio-économiques à moyen et long terme dans les pays industrialisés. Compte tenu de la demande du corps social et de l’industrie agro-alimentaire, il est donc devenu indispensable pour ces pays, de développer et structurer les recherches dans le domaine de la Nutrition de l’homme.

La Nutrition étant par essence une discipline transversale et fédératrice, la spécialité s’appuie non seulement, sur de nombreuses équipes d’accueil localisées en Ile de France et participant activement à l’enseignement théorique, mais aussi sur un éventail d’équipes reconnues relevant de grandes Universités de province ou européennes (Bruxelles, Madrid, Genève, Lausanne, Uppsala).

Objectifs

Une recherche moderne dans le domaine de la nutrition de l’homme doit permettre de répondre aux objectifs suivants :

  • 1/ comprendre le rôle des nutriments dans le métabolisme cellulaire et le développement cellulaire
  • 2/ mieux comprendre l’impact de la nutrition vis à vis du phénomène de vieillissement et sur l’installation et les mécanismes de progression des maladies dégénératives (cardio-vasculaires, ostéoporose, cancers, obésités, diabètes)
  • 3/ aborder les effets directs et indirects des nutriments sur l’expression des gènes contrôlant la prise alimentaire (fonctions neurophysiologiques, développement du système nerveux central), la digestion des aliments et le métabolisme des nutriments (influence de l’âge ; influence du patrimoine génétique de l’individu ou du groupe de population concerné; interactions avec le polymorphisme génétique dans les populations)
  • 4/ identifier/valider des marqueurs biologiques spécifiques de l’état nutritionnel et /ou de la consommation, reliés à une/des fonctions physiologiques, selon l’âge des individus ou le groupe de population concerné, permettant d’apprécier la valeur nutritionnelle des aliments.
  • 5/ optimiser les besoins en nutriments pour chaque groupe de population d’intérêt (obèses, diabétiques, vieillards …)
  • 6/ étudier les mécanismes responsables de l’effet néfaste ou toxique de nutriments ou de xénobiotiques et les possibilités, dans le domaine nutritionnel, de protection de l’organisme vis à vis de ces effets toxiques. Ces risques peuvent être notamment consécutifs aux nutriments eux-mêmes (lors d’excès ou de carence), ou à la présence de xénobiotiques provenant des matières premières, modifiés ou apparus lors des traitements technologiques, les phénomènes d’intolérance alimentaire (allergies alimentaires, réponses immunitaires du système digestif).

Responsable(s)

Legay Claire

Responsable de mention

Email : claire.legay @ parisdescartes.fr

Et après

Poursuite d'études

Étudiants des cursus santé :

  • Thèse de sciences

Insertion professionnelle

Étudiants des cursus santé :

  • carrière hospitalo-universitaire

Etablissement

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Lieux de formation